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Les dangers de l'essence E15 qui arrive sur nos lacs d’ici 2030

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Les dangers de l'essence E15 qui arrive sur nos lacs d’ici 2030: Ce que tout propriétaire de bateau et de petit moteur doit savoir

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Chers membres,

Voici une analyse de la situation à laquelle vous devez apporter une attention particulière. Bonne lecture! 

Un changement de réglementation qui touche directement nos moteurs

Depuis quelques années, la teneur en éthanol de l'essence vendue au Québec augmente progressivement. Jusqu'à tout récemment, l'essence ordinaire contenait au plus 10 % d'éthanol (E10), soit le maximum accepté par la plupart des fabricants de petits moteurs. Depuis le 14 août 2025, la vente d'essence contenant jusqu'à 15 % d'éthanol (E15) est permise au Québec. Le règlement prévoit une hausse graduelle de la teneur minimale en éthanol de l'essence ordinaire : 12 % d'ici la fin de 2026, 14 % en 2028, puis 15 % en 2030. Même si un allègement temporaire a été accordé aux distributeurs pour 2025-2026, l'E15 est déjà bel et bien offert à certaines pompes.

Concrètement, cela veut dire qu'un plein fait au poste d'essence du coin — même celui où vous avez toujours fait le plein de votre bateau, de votre motoneige ou de votre tondeuse — peut désormais contenir jusqu'à 50 % plus d'éthanol qu'auparavant (15 % au lieu de 10 %), sans que l'affichage à la pompe soit toujours très clair.

Pourquoi l'éthanol pose problème pour les moteurs marins, les motoneiges et les petits moteurs

Les moteurs de bateau, de motoneige, de VTT, de tondeuse, de souffleuse et de génératrice n'ont, dans leur grande majorité, jamais été conçus ni homologués pour un carburant à plus de 10 % d'éthanol. Les risques mécaniques les plus fréquents sont :

•     Absorption d'eau et séparation de phase. L'éthanol est hygroscopique : il attire l'humidité de l'air. Dans un réservoir de bateau ou de motoneige, où la condensation est fréquente, l'eau captée peut faire « décrocher » l'éthanol de l'essence : l'éthanol entraîne l'eau avec lui et forme une couche distincte au fond du réservoir. Le moteur peut alors aspirer ce mélange d'eau et d'alcool, puis une essence appauvrie en octane, ce qui cause des ratés, un calage soudain ou carrément un bris.

•     Corrosion des pièces métalliques. Le mélange d'eau et d'éthanol qui se dépose au fond du réservoir est corrosif pour l'aluminium, le laiton et l'acier des réservoirs, des carburateurs et des pompes. Le milieu humide d'un bateau favorise aussi la croissance de bactéries et la formation de dépôts et de bouchons dans le carburant.

•     Dégradation des joints, durites et diaphragmes en caoutchouc ou en polymère qui n'ont pas été conçus pour résister à un taux élevé d'alcool — fissures, gonflement, fuites.

•     Encrassement des carburateurs et injecteurs, dépôts gommeux dans les canalisations, filtres obstrués — particulièrement problématique après une longue période d'entreposage hivernal.

•     Perte de pouvoir calorifique et mélange plus pauvre. L'éthanol contient environ un tiers moins d'énergie par litre que l'essence et apporte de l'oxygène au mélange. Dans un moteur à carburateur, qui ne s'ajuste pas automatiquement, le mélange devient plus pauvre : le moteur chauffe davantage, démarre plus difficilement à froid et, dans le cas des moteurs deux-temps, risque le grippage du piston.

Pourquoi les bateaux et les motoneiges ne devraient pas utiliser l'E15

Aux États-Unis, où l'E15 est vendu depuis plus de dix ans, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) interdit son utilisation dans une longue liste d'équipements : les véhicules plus anciens, les motocyclettes, les bateaux, les motoneiges, les tondeuses et autres équipements de jardin ainsi que les camions lourds, tout simplement parce que ces moteurs ne sont pas conçus pour tolérer une forte concentration d'éthanol. L'E15 y a d'abord été autorisé pour les véhicules de l'année-modèle 2007 et plus récents, puis pour les modèles 2001 et plus récents ainsi que les véhicules flex-fuel; les moteurs marins et les moteurs de véhicules hors route n'ont jamais été inclus dans cette approbation. Au Québec, aucune interdiction semblable n'est affichée à la pompe : c'est donc à chaque propriétaire de vérifier ce qu'il met dans son réservoir, d'autant plus que des dommages causés par un carburant non conforme peuvent entraîner le refus d'une réclamation sous garantie.

En clair : tant que le moteur de votre bateau, de votre motoneige ou de votre équipement n'est pas explicitement homologué E15 par le fabricant, la seule essence sécuritaire à utiliser reste l'E10 ou moins.

Et la motoneige?

Plusieurs de nos membres profitent du lac et des sentiers de la région en hiver. La motoneige est particulièrement exposée aux effets de l'éthanol, pour plusieurs raisons :

•     Les fabricants sont catégoriques. BRP (Ski-Doo, Lynx) indique que ses motoneiges fonctionnent avec une essence d'au moins 87 d'octane contenant au plus 10 % d'éthanol, et déconseille l'E15, qui peut endommager le moteur de tout véhicule récréatif. Polaris interdit également l'essence à plus de 10 % d'éthanol et prévient que l'E15 peut causer de graves dommages au moteur. Vérifiez l'étiquette près du bouchon du réservoir ou le manuel : plusieurs modèles haute performance exigent même une essence Super sans éthanol.

•     Le froid accentue la séparation de phase. Plus la température baisse, moins l'essence à l'éthanol peut garder d'eau en suspension. Un carburant qui semblait stable à l'automne peut donc se séparer par grand froid, dans le réservoir comme dans un bidon laissé dehors ou dans la remise.

•     Les moteurs deux-temps sont plus vulnérables. Beaucoup de motoneiges sont équipées d'un moteur deux-temps qui tourne à haut régime. Un mélange appauvri par l'éthanol ou par de l'eau peut y provoquer une surchauffe et un grippage du piston, une réparation souvent très coûteuse.

•     L'entreposage se fait l'été. Contrairement au bateau, la motoneige reste remisée de six à huit mois pendant la saison chaude et humide, avec des écarts de température propices à la condensation. BRP précise d'ailleurs qu'une essence oxygénée laissée plus de 30 jours dans la machine peut causer des problèmes. Le remisage du printemps mérite donc autant d'attention que l'hivernage du bateau.

•     Le plein se fait souvent au relais. En sentier, on n'a pas toujours le choix de la station ni de la qualité d'essence. Un petit testeur rangé dans le sac de la motoneige permet de vérifier un échantillon avant de faire le plein, surtout loin de chez soi.

•     Prudence avec les antigels. Si vous utilisez de l'essence sans éthanol, Polaris recommande un antigel pour conduite d'essence à base d'isopropanol et déconseille tout additif contenant du méthanol.

Pour le remisage de fin de saison, suivez les mêmes étapes que pour le bateau (voir « Recommandation pratique pour l'entreposage » plus bas), en plus de la procédure de remisage prévue dans le manuel de votre motoneige.

Comment vérifier vous-même le taux d'éthanol de votre essence

Comme l'affichage à la pompe n'indique pas toujours précisément le pourcentage réel (« peut contenir jusqu'à 15 % d'éthanol »), le seul moyen fiable de savoir ce que vous mettez dans votre réservoir est de le tester vous-même. Deux types de testeurs sont recommandés par les membres du milieu nautique :

1. Le testeur à eau (le plus économique et le plus répandu)

Il s'agit d'une petite bouteille graduée que l'on remplit d'abord d'eau jusqu'à une ligne de référence, puis d'essence jusqu'au bord. On visse le bouchon, on agite, puis on laisse reposer à la verticale. Après environ 10 minutes, on localise la ligne de séparation entre l'eau et l'essence et on lit le pourcentage d'éthanol directement sur l'échelle graduée du flacon.

•     Modèle recommandé pour le marin : Testeur Sierra 18-79816, reconnu comme l'équivalent aftermarket de la référence Mercury 91-879172T28, permettant de mesurer le pourcentage d'éthanol de E0 à E25. On le trouve facilement chez les détaillants d'accessoires marins.

•     Modèle recommandé pour usage général (auto, VTT, motoneige, petits moteurs) : Kit REV-X Super Tester (flacon réutilisable gradué de E10 à E85), décrit comme l'outil le plus simple pour vérifier le pourcentage d'éthanol ajouté à l'essence, et considéré comme un outil pratiquement obligatoire pour le carburant marin. Il est réutilisable pendant des années.

Astuce pratique : gardez le testeur à bord, dans l'abri à bateau ou dans le sac de votre motoneige, testez un échantillon chaque fois que vous changez de station-service, et systématiquement avant chaque entreposage.

2. Le testeur électronique (« réfractomètre » ou analyseur à alcool)

Plus coûteux, ces appareils de poche donnent une lecture instantanée du pourcentage d'éthanol, sans période d'attente. Ils sont surtout utilisés par les mécaniciens ou les propriétaires qui testent souvent (flotte de location, marina, club nautique ou club de motoneige).

Les stabilisateurs : une protection utile, mais pas une garantie absolue

Un bon stabilisateur de carburant ne remplace pas un carburant à faible teneur en éthanol, mais il réduit sensiblement les risques associés à l'entreposage et à l'humidité. Il est toutefois important de comprendre ce que ces produits font réellement.

Comment ils agissent. Les stabilisateurs classiques (à base de distillats de pétrole purifiés) ralentissent l'oxydation de l'essence et limitent la formation de gommes et de vernis dans le circuit d'alimentation. Les produits à base enzymatique, comme Star Tron, aident à prévenir la séparation des phases en dispersant l'eau sous forme de micro-gouttelettes qui sont évacuées sans danger pendant le fonctionnement du moteur, plutôt que de simplement ralentir la dégradation du carburant.

Une limite importante à connaître. Aucun stabilisateur ne peut empêcher indéfiniment la séparation de phase si trop d'eau s'accumule dans le réservoir. Par exemple, le fabricant de Sta-Bil précise lui-même que son traitement marin à l'éthanol peut absorber une fraction supplémentaire d'environ 0,2 % d'eau au-delà du seuil naturel de tolérance du carburant (environ 0,5 %), mais qu'au-delà de ces quantités, l'eau excédentaire se dépose quand même au fond du réservoir. Autrement dit, un stabilisateur retarde et atténue le problème, mais ne dispense pas de vidanger l'eau accumulée ni de surveiller l'état du réservoir.

 

Produits couramment recommandés par les propriétaires de bateaux et de motoneiges

Sta-Bil Marine (formule éthanol, rouge)

Formulé pour les essences modernes contenant jusqu'à 10 % d'éthanol; s'ajoute avant le dernier plein de la saison, à raison d'environ 3 ml par litre.

Entreposage hivernal, bateaux et moteurs marins

Star Tron Enzyme Fuel Treatment

Technologie enzymatique qui prévient la formation de gomme et de calamine et disperse l'eau en micro-gouttelettes; stabilise le carburant jusqu'à 2 ans.

Usage saisonnier et entreposage prolongé, tous moteurs

STP Fuel Stabilizer + Water Remover

Conçu pour empêcher la dégradation du carburant et la formation de gomme, tout en aidant à suspendre et évacuer la condensation d'eau; homologué pour les mélanges E10 à E85, y compris en usage marin.

Entreposage prolongé, tous types de petits moteurs

Ethanol Shield (formule marine)

Formule marine à base de détergent P.E.A. (Top Tier) qui garde carburateurs et injecteurs propres, prévient le collage des segments ainsi que l'accumulation de carbone et de vernis dans le moteur.

Nettoyage et protection du système d'alimentation, usage régulier et avant l'entreposage

Dans la pratique, plusieurs propriétaires de bateaux combinent un stabilisateur avec un séparateur d'eau/filtre à carburant installé sur la ligne d'alimentation — une protection mécanique complémentaire, plus fiable que n'importe quel additif chimique pour retirer l'eau déjà présente.

Notre recommandation pour les membres de l'ARLO

Pour un usage saisonnier régulier et l'entreposage de fin de saison, nous recommandons une approche en deux temps plutôt qu'un seul produit « miracle » :

1.    En saison, à chaque plein ou aux quelques pleins : un stabilisateur/conditionneur à base enzymatique ou détergente (Star Tron ou Ethanol Shield) pour garder le carburateur et les injecteurs propres et limiter l'accumulation de gomme et de vernis pendant l'utilisation normale du bateau ou de la motoneige.

2.    Avant le remisage (à l'automne pour le bateau, au printemps pour la motoneige), en plus du produit ci-dessus : un traitement spécifiquement conçu pour l'entreposage prolongé (Sta-Bil Marine, Yamalube Fuel Stabilizer & Conditioner Plus pour les moteurs Yamaha, ou le stabilisateur recommandé par le fabricant de votre motoneige), en respectant le dosage indiqué et en faisant tourner le moteur pour bien faire circuler le produit.

Cette combinaison couvre à la fois la propreté du système d'alimentation pendant la saison et la protection contre l'oxydation et la séparation de phase durant les longs mois d'entreposage — tout en gardant à l'esprit qu'aucun stabilisateur ne remplace un testeur d'éthanol et une bonne inspection visuelle du réservoir avant la remise en service.

Recommandation pratique pour l'entreposage (bateau et motoneige) :

1.    Faites le plein presque complet avant le remisage (moins d'espace pour la condensation).

2.    Ajoutez le stabilisateur choisi en respectant le dosage indiqué sur l'étiquette.

3.    Faites tourner le moteur une dizaine de minutes pour que le produit circule dans tout le circuit d'alimentation. Un moteur hors-bord ne doit jamais tourner à sec : utilisez des manchons de rinçage ou un bac d'eau. Pour la motoneige, suivez la procédure de remisage du manuel.

4.    Testez tout de même votre essence avant la remise en service (au printemps pour le bateau, à l'automne pour la motoneige) — un stabilisateur ne garantit pas l'absence de séparation si le carburant a pris beaucoup d'humidité.

Bonnes pratiques à adopter dès maintenant

•     À défaut d'essence sans éthanol, optez pour le Super (ou Suprême/Ultra 94) : pour l'instant, cette essence à indice d'octane plus élevé demeure généralement plafonnée à 10 % d'éthanol (E10), car la hausse vers l'E15 vise surtout l'essence ordinaire; la réglementation québécoise exclut d'ailleurs le Super du calcul de la teneur minimale imposée aux distributeurs. Ce n'est toutefois pas une garantie universelle — certains détaillants ajoutent de l'éthanol à toutes leurs qualités d'essence, y compris le Super — d'où l'importance de tester systématiquement, peu importe la qualité achetée.

•     Testez systématiquement un nouvel échantillon avant de faire le plein complet, particulièrement en début de saison.

•     Ajoutez un stabilisateur de carburant conçu pour les mélanges à l'éthanol, surtout avant l'entreposage, afin de limiter l'absorption d'humidité et la formation de dépôts.

•     Évitez de laisser un réservoir à moitié vide pendant de longues périodes — moins d'air dans le réservoir signifie moins de condensation.

•     Consultez le manuel du fabricant de votre moteur pour connaître le taux d'éthanol maximal réellement approuvé; la plupart des moteurs marins et des motoneiges récents tolèrent l'E10 sans problème, mais très peu de moteurs marins ou de véhicules récréatifs sont homologués pour l'E15.

•     Inspectez régulièrement durites, joints et filtre à essence, surtout sur les moteurs plus âgés, pour détecter tout signe précoce de dégradation.

En résumé

Avec la hausse progressive du taux d'éthanol dans l'essence vendue au Québec — de 10 % vers 15 % d'ici 2030, avec une présence d'E15 déjà réelle à la pompe — les propriétaires de bateaux, de motoneiges et de petits moteurs doivent redoubler de vigilance. Un simple testeur d'éthanol à quelques dollars peut éviter des réparations coûteuses et des pannes en plein milieu du lac, l'été comme l'hiver, ou au bout d'un sentier. L'ARLO encourage tous ses membres à se procurer un testeur, à vérifier leur essence régulièrement et à privilégier, autant que possible, le carburant sans éthanol ou à faible teneur pour protéger leurs moteurs.

Sources

Statistique Canada – « À vos moteurs : capsule sur l'éthanol-carburant »

Québec Yachting – « Les carburants E10 et E15 – Quels sont les risques dans les bateaux? »

D Mini Moteurs – « Éthanol et petits moteurs : la nouvelle réalité au Québec »

AutoCarbure.com – « Votre véhicule est-il compatible avec l'essence à 15 % d'éthanol? »

L'annuel de l'automobile – « Est-ce que l'essence E15 est bonne pour votre moteur? »

Motorcycle Mojo – « Ethanol Fuel Woes »

BRP Ski-Doo – « What type of gas should I put in my Ski-Doo? »

Polaris – « Snowmobile Fuel Basics »

LégisQuébec – « Règlement concernant l'intégration de contenu à faible intensité carbone dans l'essence et le carburant diesel »


The Dangers of E15 Gasoline Arriving on Our Lakes in 2030:

What Every Boat and Small Engine Owner Needs to Know

Dear members, Here is an analysis of a situation that deserves your close attention. Enjoy the read!

A regulatory change that directly affects our engines

Over the past few years, the ethanol content of gasoline sold in Quebec has been increasing gradually. Until recently, regular gasoline contained at most 10% ethanol (E10), which is the maximum accepted by most small-engine manufacturers. Since August 14, 2025, the sale of gasoline containing up to 15% ethanol (E15) has been permitted in Quebec. The regulation calls for a gradual increase in the minimum ethanol content of regular gasoline: 12% by the end of 2026, 14% in 2028, and 15% in 2030. Although distributors were granted temporary relief for 2025-2026, E15 is already well and truly available at some pumps.

In practical terms, this means that filling up at your local gas station — even the one where you've always fueled your boat, snowmobile or lawn mower — may now give you up to 50% more ethanol than before (15% instead of 10%), without the pump signage always being very clear about it.

Why ethanol is a problem for marine engines, snowmobiles and small engines

Boat, snowmobile, ATV, lawn mower, snowblower and generator engines were, in the vast majority of cases, never designed or approved for fuel containing more than 10% ethanol. The most common mechanical risks are:

•     Water absorption and phase separation. Ethanol is hygroscopic: it attracts moisture from the air. In a boat or snowmobile fuel tank, where condensation is frequent, the absorbed water can cause the ethanol to "drop out" of the gasoline: the ethanol pulls the water with it and forms a separate layer at the bottom of the tank. The engine may then draw in this water-alcohol mixture, followed by lower-octane gasoline, causing misfiring, sudden stalling, or outright breakdown.

•     Corrosion of metal parts. The water-ethanol mixture that settles at the bottom of the tank is corrosive to the aluminum, brass and steel found in tanks, carburetors and pumps. The humid environment of a boat also promotes bacterial growth and the formation of deposits and clogs in the fuel.

•     Degradation of seals, hoses, and diaphragms made of rubber or polymer that were not designed to withstand a high alcohol content — cracking, swelling, leaks.

•     Fouling of carburetors and injectors, gummy deposits in fuel lines, clogged filters — particularly problematic after a long period of winter storage.

•     Loss of energy content and leaner mixture. Ethanol contains about one-third less energy per litre than gasoline and adds oxygen to the mixture. In a carbureted engine, which does not adjust automatically, the mixture becomes leaner: the engine runs hotter, is harder to start in the cold and, in the case of two-stroke engines, risks piston seizure.

Why boats and snowmobiles should not use E15

In the United States, where E15 has been sold for more than a decade, the Environmental Protection Agency (EPA) prohibits its use in a long list of equipment: older vehicles, motorcycles, boats, snowmobiles, lawn mowers and other garden equipment, and heavy trucks, simply because these engines were not designed to tolerate a high concentration of ethanol. E15 was first approved there for model-year 2007 and newer vehicles, then for model-year 2001 and newer vehicles and flex-fuel vehicles; marine and off-road engines were never included in this approval. In Quebec, no such prohibition is posted at the pump, so it is up to each owner to check what goes into the tank — all the more so since damage caused by non-compliant fuel may lead to a warranty claim being denied.

In short: as long as your boat, snowmobile or equipment engine is not explicitly approved for E15 by the manufacturer, the only safe fuel to use remains E10 or less.

What about snowmobiles?

Many of our members enjoy the lake and the region's trails in winter. Snowmobiles are particularly exposed to the effects of ethanol, for several reasons:

•     Manufacturers are clear. BRP (Ski-Doo, Lynx) states that its snowmobiles run on gasoline of at least 87 octane containing no more than 10% ethanol, and advises against E15, which can damage the engine of any recreational vehicle. Polaris also prohibits fuel with more than 10% ethanol and warns that E15 can cause severe engine damage. Check the label near the fuel cap or the owner's manual: many high-performance models even require ethanol-free premium gasoline.

•     Cold makes phase separation worse. The lower the temperature, the less water ethanol-blended gasoline can hold in suspension. Fuel that seemed stable in the fall can therefore separate in extreme cold, whether in the tank or in a jerry can left outside or in the shed.

•     Two-stroke engines are more vulnerable. Many snowmobiles have high-revving two-stroke engines. A mixture made leaner by ethanol or water can cause overheating and piston seizure — often a very costly repair.

•     Storage happens in summer. Unlike boats, snowmobiles sit in storage for six to eight months during the warm, humid season, with temperature swings that promote condensation. BRP itself notes that oxygenated fuel left in the machine for more than 30 days can cause problems. Spring storage preparation therefore deserves as much attention as winterizing a boat.

•     Refuelling often happens at trail stops. On the trails, you don't always get to choose the station or the grade of fuel. A small tester kept in your snowmobile bag lets you check a sample before filling up, especially far from home.

•     Be careful with fuel line antifreeze. If you use ethanol-free gasoline, Polaris recommends an isopropyl-based fuel system deicer and advises against any additive containing methanol.

For end-of-season storage, follow the same steps as for boats (see "Practical recommendation for storage" below), along with the storage procedure in your snowmobile's owner's manual.

How to check the ethanol content of your gasoline yourself

Since pump signage doesn’t always precisely indicate the actual percentage (“may contain up to 15% ethanol”), the only reliable way to know what you’re putting in your tank is to test it yourself. Two types of testers are recommended by members of the boating community:

1. The water tester (the most economical and most common)

This is a small graduated bottle that you first fill with water up to a reference line, then top up with gasoline. You screw on the cap, shake it, then let it sit upright. After about 10 minutes, you locate the separation line between the water and the gasoline and read the ethanol percentage directly on the bottle’s graduated scale.

•     Recommended model for boaters: Sierra 18-79816 Tester, recognized as the aftermarket equivalent of the Mercury 91-879172T28 reference, capable of measuring ethanol percentage from E0 to E25. Easily found at marine accessory retailers.

•     Recommended model for general use (cars, ATVs, snowmobiles, small engines): REV-X Super Tester Kit (reusable bottle graduated from E10 to E85), described as the simplest tool for checking the percentage of ethanol added to gasoline, and considered a virtually essential tool for marine fuel. It is reusable for years.

Practical tip: keep the tester on board, in the boat shed or in your snowmobile bag, test a sample every time you change gas stations, and systematically before each storage period.

2. The electronic tester (“refractometer” or alcohol analyzer)

More expensive, these handheld devices give an instant reading of the ethanol percentage with no waiting period. They are mainly used by mechanics or owners who test frequently (rental fleets, marinas, boating or snowmobile clubs).

Stabilizers: useful protection, but not an absolute guarantee

A good fuel stabilizer does not replace low-ethanol fuel, but it significantly reduces the risks associated with storage and humidity. However, it is important to understand what these products actually do.

How they work. Classic stabilizers (based on purified petroleum distillates) slow down the oxidation of gasoline and limit the formation of gum and varnish in the fuel system. Enzyme-based products, like Star Tron, help prevent phase separation by dispersing water into micro-droplets that are safely expelled during engine operation, rather than simply slowing fuel degradation.

An important limitation to know about. No stabilizer can indefinitely prevent phase separation if too much water accumulates in the tank. For example, the manufacturer of Sta-Bil itself states that its marine ethanol treatment can absorb an additional fraction of about 0.2% water beyond the fuel’s natural tolerance threshold (about 0.5%), but beyond these amounts, the excess water still settles at the bottom of the tank. In other words, a stabilizer delays and mitigates the problem, but does not eliminate the need to drain accumulated water or monitor the condition of the tank.

Products commonly recommended by boat and snowmobile owners

Sta-Bil Marine (ethanol formula, red)

Formulated for modern gasoline containing up to 10% ethanol; added before the last fill-up of the season, at a rate of about 3 ml per litre.

Winter storage, boats and marine engines

Star Tron Enzyme Fuel Treatment

Enzyme technology that prevents the formation of gum and varnish and disperses water into micro-droplets; stabilizes fuel for up to 2 years.

Seasonal use and extended storage, all engines

STP Fuel Stabilizer + Water Remover

Designed to prevent fuel degradation and gum formation, while helping to suspend and remove water condensation; approved for E10 to E85 blends, including marine use.

Extended storage, all types of small engines

Ethanol Shield (marine formula)

Marine formula based on P.E.A. (Top Tier) detergent that keeps carburetors and injectors clean, prevents ring sticking, and carbon and varnish buildup in the engine.

Cleaning and protecting the fuel system, regular use and before storage

In practice, many boat owners combine a stabilizer with a water separator/fuel filter installed on the fuel line — a complementary mechanical protection, more reliable than any chemical additive for removing water that is already present.

Our recommendation for ARLO members

For regular seasonal use and end-of-season storage, we recommend a two-step approach rather than a single "miracle" product:

1.    During the season, at every fill-up or every few fill-ups: an enzyme- or detergent-based stabilizer/conditioner (Star Tron or Ethanol Shield) to keep the carburetor and injectors clean and limit the buildup of gum and varnish during normal use of the boat or snowmobile.

2.    Before storage (in the fall for boats, in the spring for snowmobiles), in addition to the product above: a treatment specifically designed for extended storage (Sta-Bil Marine, Yamalube Fuel Stabilizer & Conditioner Plus for Yamaha engines, or the stabilizer recommended by your snowmobile's manufacturer), following the indicated dosage and running the engine to circulate the product properly.

This combination covers both the cleanliness of the fuel system during the season and protection against oxidation and phase separation during the long storage months — while keeping in mind that no stabilizer replaces an ethanol tester and a good visual inspection of the tank before returning to service.

Practical recommendation for storage (boats and snowmobiles):

1.    Fill the tank almost completely before storage (less room for condensation).

2.    Add the chosen stabilizer following the dosage indicated on the label.

3.    Run the engine for about 10 minutes so the product circulates throughout the fuel system. An outboard must never run dry: use flushing muffs or a water tank. For snowmobiles, follow the storage procedure in the owner's manual.

4.    Test your gasoline again before returning to service (in the spring for boats, in the fall for snowmobiles) — a stabilizer does not guarantee the absence of separation if the fuel has absorbed a lot of moisture.

Good practices to adopt right now

•     If ethanol-free gasoline is not available, choose Premium (or Supreme/Ultra 94): for now, this higher-octane gasoline generally remains capped at 10% ethanol (E10), since the increase toward E15 mainly targets regular gasoline; Quebec's regulation actually excludes premium from the calculation of the minimum content required of distributors. However, this is not a universal guarantee — some retailers add ethanol to all their gasoline grades, including premium — which is why it's important to test systematically, regardless of the grade purchased.

•     Systematically test a new sample before filling up completely, particularly at the start of the season.

•     Add a fuel stabilizer designed for ethanol blends, especially before storage, to limit moisture absorption and deposit formation.

•     Avoid leaving a tank half empty for long periods — less air in the tank means less condensation.

•     Consult the manufacturer's manual for your engine to find out the maximum ethanol content actually approved; most recent marine engines and snowmobiles tolerate E10 without issue, but very few marine or recreational vehicle engines are approved for E15.

•     Regularly inspect hoses, seals, and fuel filters, especially on older engines, to detect any early signs of degradation.

Summary

With the gradual increase in the ethanol content of gasoline sold in Quebec — from 10% toward 15% by 2030, with E15 already a reality at the pump — boat, snowmobile and small engine owners must be more vigilant than ever. A simple ethanol tester costing just a few dollars can prevent costly repairs and breakdowns in the middle of the lake, summer or winter, or at the far end of a trail. ARLO encourages all its members to get a tester, check their gasoline regularly, and favour ethanol-free or low-ethanol fuel whenever possible to protect their engines.

 

 

 

Sources

Statistics Canada – « À vos moteurs : capsule sur l'éthanol-carburant »

Québec Yachting – « Les carburants E10 et E15 – Quels sont les risques dans les bateaux? »

D Mini Moteurs – « Éthanol et petits moteurs : la nouvelle réalité au Québec »

AutoCarbure.com – « Votre véhicule est-il compatible avec l'essence à 15 % d'éthanol? »

L'annuel de l'automobile – « Est-ce que l'essence E15 est bonne pour votre moteur? »

Motorcycle Mojo – « Ethanol Fuel Woes »

BRP Ski-Doo – « What type of gas should I put in my Ski-Doo? »

Polaris – « Snowmobile Fuel Basics »

LégisQuébec – « Règlement concernant l'intégration de contenu à faible intensité carbone dans l'essence et le carburant diesel »

 

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